expérience de travail au canada PVT en australie par jenny valise volante par nasei

Le grand tour de Jenny : 3/3 : Canada et l’Australie

Portugal, Brésil, Australie, Canada…, Jenny ne semble pas vouloir s’arrêter en si bon chemin ! En conclusion de ce grand tour, nous suivons Jenny pour 6 mois au Canada, et finalement terminons en Australie pour son fameux PVT tant désiré ! Que lui maintenant réserve l’avenir ? Il n’y a plus qu’à lire l’article pour le savoir 😉

>>> lire l’article 2/3 : « Le grand tour de Jenny : le Brésil »


Alban, le mari de Jenny a finalement trouvé un emploi en VIE (volontariat international) au Portugal. Ce volontariat lui aura ouvert les portes d’une autre destination : le Canada. Partis pour 6 mois, Jenny et son amoureux reprennent alors la route direction l’autre côté de l’Atlantique, à Montréal !

1 – Qu’as tu fait au Canada ?
Du coup, vu qu’on partait initialement pour une durée de 6 mois et que moi je n’avais pas autre chose qu’un visa touriste, j’étais cantonnée à travailler de façon non déclarée, pas pour le Canada en tout cas ! Très franchement, si j’avais voulu trouver, j’aurais pu : plusieurs fois, en mangeant au resto, j’accrochais bien avec les serveurs (je parle beaucoup… si, si !), et ils me proposaient de venir bosser dans le resto ensuite ! Bon, je ne l’ai jamais fait, car j’aime pas trop les choses qui ne sont pas en règle, mais j’aurais pu…

J’occupais mes journées à aller découvrir différents endroits de la ville. J’en ai également profité pour terminer mon premier roman, « Johanna », que j’ai publié en avril 2015. J’ai commencé la rédaction du second, travaillé sur un livre concernant le Brésil. Et surtout, j’ai créé My Globe Story, un blog sur lequel je reprends mes expériences d’expatriation dans le monde entier, ainsi que mes voyages, et qui me suivra désormais partout. Adorant écrire et partager, autant te dire que ça me prend vite beaucoup de temps par jour.

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2 – Où viviez vous ? et combien de temps vous êtes restés sur place ?
Nous habitions au cœur de Montréal, entre l’université et le quartier gay. Ambiance très sympa ! Nous sommes restés 6 mois. C’était court mais très intense. Nous avions vraiment tissé des liens très forts là-bas… D’ailleurs, je suis toujours en contact avec toutes les personnes rencontrées sur place !

3 – Comment avez-vous vécu le changement de culture (différences entre les pays du Sud et les pays du Nord) ?
La « claque » culturelle ne nous a pas vraiment déplu. C’est vrai que dans les pays « du sud », les pays latinos d’où nous venions, nous étions habitués à pouvoir discuter, négocier, tenter de contourner les règles (bah on reste français hein…). Au Canada et dans les pays anglo-saxons en général, c’est juste pas possible. T’as une règle, tu la respectes, point. Tu te prends une amende ? Tu la payes sans broncher.

Pour tout le reste, c’était plutôt très positif… J’ai adoré les canadiens (québécois, pour parler de ce que je connais). Très gentils, accueillants (sous réserve, qui coule de source, que tu fasses un minimum d’efforts pour t’intégrer et non pas te sentir en terrain conquis et te montrer hautain juste sous prétexte que l’on parle la même langue…), pleins d’humour… On a passé des moments fantastiques en compagnie de québécois, vraiment. Et s’ils me lisent (s’ils ont le courage d’en être arrivés jusqu’ici !), je les remercie du fond du cœur car ils ont fait de notre expérience canadienne une page inoubliable de notre vie !
On a la chance, de par nos personnalités avenantes je pense, et de par nos diverses expériences, de savoir nous adapter très vite; ça aide fortement à l’intégration à une nouvelle culture.

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4 – Quels sont tes meilleurs souvenirs ?
La balade en traîneau à chiens près de Québec. Il faisait -40 degrés, j’aurais dû mourir gelée tellement je déteste le froid, mais au lieu de ça, j’oubliais ma haine pour le froid car je profitai pleinement de chaque minute passée près de ces adorables chiens que sont les huskies (mon Instagram parle à ma place, je suis une grande amoureuse des animaux !).
– Les apéritifs internationaux que j’organisais à la maison : ancienne ambassadrice d’une entreprise spécialisée dans l’organisation d’événements pour expatriés, j’ai toujours continué à vouloir rassembler différentes cultures autour d’un verre, d’un bon repas, etc. Souvent, peu après mon arrivée dans un nouveau pays, j’organise une soirée crêpes, et j’invite toutes les personnes que j’ai rencontrées depuis mon arrivée, toutes cultures confondues. Et c’est de là que naissent nos principales amitiés dans un nouveau pays. Pour le Canada, ceux qui étaient présents à cette première soirée, ils étaient tous présents le soir de notre départ. Ça m’émeut d’y repenser… ! (émotive moi ? pfff que daaaaalle !)
– les brunches trop bons et pas tellement chers en compagnie de ma meilleure amie québécoise.

5 – Les moins bons ?
C’est pas dur, il n’y en a qu’un ! Le froiiiiiiid ! Mais comment est-ce qu’on peut aimer des températures aussi glaciales, sérieux ?! Ce qui est drôle, c’est que quand tu discutes avec les gens, tu te rends compte que personne n’aime réellement ça, c’est juste qu’ils ont réussi à trouver la parade pour moins mal le vivre. Quand tu rencontres des étrangers sur place et que tu leur demandes depuis combien de temps ils sont là, ils ne te répondent pas en nombre d’années mais en nombre d’hivers ! Après, c’est sûr que les belles journées, tu sais réellement les apprécier !

Je tiens à préciser que cette difficulté à supporter le froid a certainement été accentuée par le fait que nous avons quitté le Portugal fin décembre 2014 par +20 degrés… et que nous sommes arrivés au Canada début janvier par -20 !! Ça, clairement, c’était pas la bonne idée ! Mieux vaut arriver pendant l’été et voir l’hiver arriver je crois (même s’il paraît qu’il arrive d,un coup…). Ah et puis il y a notre arrivée au Canada… on a failli se faire refouler du Canada car le douanier n’était pas convaincu par les motifs de notre venue au Canada ! Laisse tomber l’angoisse sachant que notre chienne était déjà arrivée sur place elle !

6 – Aviez-vous laissé tomber l’idée de partir en PVT en Australie ?
À notre arrivée, oui. Nous arrivions avec la ferme intention de rester au-delà des 6 mois. Mais ça, c’était avant que nous nous rendions compte que l’hiver était bien trop glacial et bien trop long pour nous ! Rapidement, nous nous sommes rappelés que si nous ne le voulions toujours, le PVT Australie était toujours d’actualité pour nous… mais que jusqu’à la fin de l’année ! De fil en aiguille, nous avons décidé que c’était le moment ou jamais (de paire avec d’autres événements, bien sûr), et qu’au pire, nous pourrions toujours revenir au Canada plus tard, dans le cadre d’un PVT puisque celui-ci est ouvert jusqu’à 35 ans pour les français…

Mais je ne te cache pas que s’il n’y avait pas eu cette échéance du PVT Australie qui approchait, nous aurions sûrement tenté de rester au moins un an de plus au Canada !

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7 – Quel a été votre parcours en Australie ?
Nous avons quitté le Canada fin juin, à la fin de la mission de mon mari en fait, et sommes revenus quelques mois en France dans l’attente de la paperasse pour que notre chienne puisse nous suivre en Australie. Le départ était donc programmé pour le 13 octobre pour viser large. Entretemps, nous avons fait un bout du chemin de Compostelle afin de nous entraîner pour parcourir la Corse à la marche sur 5 semaines (juillet – août 2015).
Nous sommes arrivés le 15 octobre 2015 à Melbourne. Toupie –notre chienne- est allée directement en quarantaine pour 10 jours, pendant que nous partions dans une ferme à 1h de Melbourne pour travailler quelques heures par jour en échange du toit et du couvert. Nous sommes restés dans cette ferme pendant un bon mois, où nous avons beaucoup appris sur la culture australienne et avons déjà amélioré notre anglais (qui n’était pas non plus à chier sur l’échelle de « l’anglais parlé par des français » lol).

Nous avons récupéré notre Toupie entre temps, qui pétait la forme (eh non , la quarantaine n’est pas forcément une expérience traumatisante !) et qui avait bien hâte de découvrir d’où venaient toutes ces odeurs nouvelles ! Début novembre, nous avons migré vers Sydney où nous avons d’abord été accueillis par une famille d’ex champions paralympiques de basket (où nous travaillions également en échange du couvert et du toit). Puis nous avons emménagé dans une colocation avec un australien début décembre, dans une station balnéaire de la région de Sydney. Sachant que c’était la période creuse pour trouver du boulot dans nos secteurs, on ne s‘est pas trop fatigués à chercher quoi que ce soit en décembre ou janvier (j’ai passé un essai dans un bar pour servir, mais étant équipée de deux mains gauches, c’était pas possible lol).

Pour ma part, je me suis remise à chercher un emploi fin janvier, j’ai directement passé 3 entretiens, dont deux avaient abouti à une réponse positive. J’ai commencé dans l’une de ces entreprises début février, j’ai reçu une promotion 3 semaines plus tard, et finalement, pour diverses raisons, j’ai choisi de tout abandonner le mois dernier pour me consacrer à mes passions (écriture, blogging, animaux) sur les prochains mois. Quant à mon mari, il aura attendu jusqu’à début mai pour trouver quelque chose dans son domaine, emploi dans lequel il est toujours jusqu’à début octobre prochain.
En parallèle, nous avons déménagé de notre colocation pour louer une petite maison typique dans une banlieue de Sydney. Nous sommes d’ailleurs en plein bordel pour construire nos propres meubles en palettes !

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8 – De toutes ces destinations, y en a t’il une qui vous a marqué plus que les autres ?
Elles nous ont toutes marquées à leur façon, mais notre cœur est resté au Brésil, sans aucun doute !

9 – Pourquoi ne pas avoir tenté de recommencer votre vie au Brésil ?
Plusieurs raisons : s’installer au Brésil est compliqué ; quand on y retournera, ce sera donc pour de bon, et nous avons d’ailleurs un projet qui nous tient à cœur pour là-bas, mais qui ne sera réalisable que d’ici quelques années. Du coup, on se dit qu’il vaut mieux assouvir notre soif accrue de découverte afin de revenir au Brésil bien posés.

De plus, nous sommes partis du Brésil avec une certaine philosophie acquise là-bas. Chaque chose qui se passe a une bonne raison de se passer. Si la vie a fait en sorte que nous devions choisir de quitter le Brésil, c’était parce qu’il y avait quelque chose de meilleur à vivre ailleurs à ce moment-là. La vie se chargera de nous ramener là-bas (enfin faudra qu’on provoque les choses, mais on sentira quand le moment sera revenu). Je crois à fond à tout ça, pour ma part, et avec le recul, je ne peux que constater ô combien c’est vrai…

10 – Vous voyez vous vivre définitivement en France un jour ?
Faire quoi ? Alors je ne crache pas sur la France hein, du tout même. J’ai entièrement conscience de la chance que nous avons d’être nés et d’avoir grandi en France. Mais… maintenant qu’on a commencé à consommer la vie à l’étranger, il nous en faut toujours plus, et on risque d’être frustrés et malheureux en revenant pour du long terme. Puis avec tout ce qui se passe en ce moment, j’avoue que j’ai encore moins envie… Je n’ai jamais vu une France aussi raciste qu’à l’heure actuelle, tout ça à cause d’amalgames provoqués par les médias, amalgames qui sont tout autant insultants pour moi que les populations visées. Que la France évolue ainsi, c’est une chose, mais ce sera sans moi… En dehors de ça, pourquoi pas… un jour, peut-être, plus tard…. Bref, tu l’auras compris, ça n’est pas dans les projets !

En revanche, une solution que nous n’excluons pas, c’est peut-être les DOM-TOM (euh ça a changé de nom je crois ?). Ça reste la France avec tout l’exotisme que les locaux et leur culture peuvent nous apporter. Beaucoup nous disent que c’est impossible de faire sa place dans ces territoires ; mais je constate aussi que beaucoup vont dans ces endroits en se disant que c’est la France et qu’ils sont donc en territoire conquis. Bah je ne suis pas d’accord… c’est ptet français, mais on a tout à apprendre des gens sur place, alors faut pas trop la ramener je crois ! Mais comme partout !

Du coup, si on venait à passer par les DOM TOM, je crois que ça serait dans un cadre de reconversion totale (déjà fait de mon côté !).


Retrouvez le voyage de Jenny sur son blog My Globe Story, sa page facebook, son compte Instagram et même sa page Youtube ! Jenny tient également un blog uniquement dédié au Portugal.

Auteure, Jenny a écrit un livre du nom de « Johanna » au cours de son expatriation au Canada et en Australie. Vous souhaitez en savoir plus ? A suivre ici.


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