SVE slovaquie travailler en slovaquie valise volante

Volontariat en Slovaquie, par Céline

Grande voyageuse, Céline a fait ses débuts grâce à un SVE en Slovaquie. Choc culturel garanti !


1 – Pourrais-tu te présenter ?
Céline, voyageuse, rêveuse et blogueuse je passe ma vie entre ici et là. Après plusieurs mini-expatriatons j’ai décidé de d’adopter un mode de vie nomade. Me voilà donc sur les routes d’Amérique du Sud à vivre de petits boulots et de rencontres.

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2 – Quelle a été la première destination  ? Et pour quelle raison tu l’as choisie ?
Petite, lorsqu’on me demandait ce que je voudrais faire quand je serai grande je pouvais changer 12 fois d’idée en moins de 5 minutes. Étant toujours dans la même situation à 18, j’ai décidé de ne pas rentrer directement à la fac, d’oublier mon rêve de Science Po et de prendre le temps de voyager, de découvrir un bout du monde, d’apprendre. Je suis donc partie en Service Volontaire Européen à Nitra en Slovaquie.
Je n’ai pas vraiment choisi la Slovaquie: je voulais vivre dans un pays de l’ex bloc soviétique. Je rêvais de rencontrer des personnes pouvant témoigner de cette époque, écouter les récits de celles et ceux qui gardent en leur mémoire un livre d’Histoire (d’histoires). J’ai postulé à différents projets à l’est de l’Autriche et l’association slovaque a été la première à me répondre. Je me suis envolée vers ce pays en sachant à peine le nom de sa capitale.

3 – Combien de temps tu as passé sur place ?
J’y ai vécu à peu près un an.

4 – Comment tu as trouvé ce SVE et quelles étaient tes tâches ?
Pour trouver un SVE rien de plus simple: il existe une base de données avec tous les projets participants au programme (https://europa.eu/youth/volunteering/project_en). J’ai donc envoyé ma candidature à plusieurs associations d’Europe Centrale et j’ai rapidement été contacté par YMCA de Nitra.
La base de données n’est qu’en anglais, ce qui n’est pas vraiment pratique lorsque la directrice de l’association est Slovaque et a un niveau d’anglais assez basique. Alors que dans la description des tâches il était question de personnes en situation de handicap, dans les faits je me suis retrouvée à devoir travailler dans un centre de loisirs. Ayant, à l’époque, une patience assez limitée avec les enfants, je me suis créé mon propre projet avec l’aval de l’association: j’ai fait de la prévention sur les risques liés à la consommation d’alcool et de stupéfiants ainsi que de l’éducation sexuelle.

5 – Par quel moyen t’es tu logée ?
Dans le cadre du SVE l’association d’accueil est chargée de fournir un logement au volontaire. Accueillant trois volontaires, ma directrice avait décidé de nous mettre en colocation. J’ai donc vécu avec une Danoise et un Allemand dans un quartier soviétique en Slovaquie… Chocs culturels garantis !

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6 – Comment tu as vécu la différence des cultures ?
Avec le recul j’ai l’impression de m’être laissé bercer par les différences culturelles sans jugement de valeur ni a priori. Il faut enlever ses chaussures et mettre des pantoufles en entrant chez quelqu’un ou au travail ? Soit, j’éviterai de mettre des chaussettes trouées en semaine. Que quelqu’un me demande mon numéro de téléphone en tout bien tout honneur ? Soit. Qui sait, peut-être qu’une amitié se cache derrière le prochain coup de fil ?! La cantine de l’école sert un plat de soupe et des pâtes au chocolat pour le déjeuner ? Soit. Enfin, j’irai quand même m’acheter une pomme pour mon dessert.
Vivant en colocation avec deux cultures étrangères, travaillant avec une troisième culture et parlant au quotidien la langue d’une quatrième culture, mon cerveau a vécu un véritable choc culturel d’un an gardant en mémoire le meilleur de chaque culture.

7 – Quels sont tes meilleurs souvenirs ?
Des fêtes de fin d’année à Budapest avec une dizaine de volontaires… L’enterrement d’une contre-basse dans un petit village pour célébrer le début du carême… Un voyage à CracovieLes rencontres qui se sont transformées en véritables amitié... Le marché de Noël de Vienne avec notre professeure de slovaque… Les randonnées dans les Tatras… Les mardis soirs passés à danser sur des musiques tchèques et slovaques dans une ancienne boulangerie soviétique… Ce petit monsieur qui de jour critiquait le communisme et, une fois la nuit venue, nous a fait la liste de tous les points positifs de cette époque… Un tournoi de pétanque au bord d’un fleuve…
Difficile de se limiter à quelques exemples de bons souvenirs en parlant de la Slovaquie: j’avais 18 ans, le bac en poche, des amis du monde entier et assez d’argent pour voyager tous les week-ends… Une année au paradis en somme !

8 – Les moins bons ?
Il ne s’agit pas vraiment d’un souvenir étant donné que je ne l’ai su qu’après mon séjour mais la tache noire de mon SVE est sûrement la présence de néo-nazis à Nitra: plusieurs fois des amis slovaques ont du s’expliquer avec des skin head parce qu’ils sortaient avec une Française. Le racisme (majoritairement envers les Hongrois) est malheureusement très présent en Slovaquie.

9 – Qu’as tu retenu de ce pays ?
L’hospitalité des gens: plusieurs inconnus m’ont interpellé lorsque j’avais l’air perdue pour me renseigner, m’offrir un verre et me présenter leurs amis en toute simplicité. Je retiens aussi la beauté des paysages. La Slovaquie est un pays tout en montagnes, forêt et lacs. Quelque soit la saison les yeux se régalent du spectacle offert par la nature. Au sommet, on trouve souvent un château ou ses ruines sur lesquelles volent des rapaces. Plus loin, les villes colorées où se cachent des salons de thé alternatifs dont les sols sont jonchés de coussins plus ou moins moelleux, Et puis la fête, les traditions, la musique et la danse.
En fait, je retiens surtout qu’il s’agit d’un pays magnifique où j’ai eu la chance de passer l’une des plus belles années de ma vie, entourée d’amis inconnus, bercée par la curiosité de la fin d’adolescence, baignée dans une atmosphère montagneuse.

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10 – As tu des conseils à donner aux lecteurs ?
Aux plus jeunes, à ceux qui ne savent pas ce qu’ils feront quand ils seront plus grands, à ceux qui ont commencé des études qui ne leur conviennent pas, aux diplômés qui n’ont pas envie d’entrer dans la vie active à 23 ans, je leur conseillerai de partir, de voyager, de découvrir le monde qui les entoure. Sans faire l’apologie du SVE, il s’agit d’un bon programme pour partir quelques mois sans rien avoir à dépenser.
A ceux qui rêvent se nature, d’escalade, de randonnées, de rencontres pas besoin de partir à l’autre bout du monde: l’Europe est un continent qui recèle des lieux d’exception et la Slovaquie est l’un d’eux.


Céline poursuit son voyage vers le Nicaragua dans notre prochain épisode !

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2 réflexions sur “Volontariat en Slovaquie, par Céline

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