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PVT NZ – La déception d’un mauvais volontariat

Evidemment tout n’est pas toujours tout rose lors d’une année complète de vie à l’étranger. En plus des difficultés de compréhension, des erreurs culturelles, des « pépins » de santé ou mécaniques…il peut arriver qu’on se trompe. C’est aussi ça l’intensité d’un PVT, savoir accepter ses erreurs et aller de l’avant.
Je me suis trompée, en acceptant un HelpX (volontariat) qui s’est mal terminé.

>>>> Mon premier Volontariat en Nouvelle-zélande


Le volontariat est une façon très commune de voyager et se faire héberger sans dépenser en Nouvelle-Zélande. Mon copain et moi même étions déjà à notre 3ème volontariat le jour où nous sommes arrivés chez nos hôtes.

C’était la fin de notre PVT, il nous restait moins d’un mois à faire avant notre départ. Nous étions à un moment de notre visa où nous étions fatigués de voyager en Van, où nous avions fait le tour complet des deux îles et que nous avions vu et visité tout ce que nous avons voulu voir et visité. Notre Van était déjà vendu, il nous restait une semaine avant de le remettre à son nouveau propriétaire. Nous n’avions dès lors plus aucun moyen de transport. La meilleure solution était alors de prendre un volontariat, pas trop loin de Auckland (d’où nous quitterions le pays), nous permettant de finir tranquillement et confortablement nos dernières semaines en terre Kiwi.
Une famille complexe
Nous avions choisi ce volontariat pour sa proximité avec Auckland, mais aussi par sa disponibilité. En vérité, il est assez complexe de trouver des HelpX de plus de 2 semaines dans les alentours de Auckland. Cela s’explique par la quantité de PVTistes qui cherchent à se loger à leur toute première arrivée ou à leur tout dernier départ d’Auckland. Exactement ma situation à ce moment là.
Le seul volontariat qui a accepté de nous recevoir pour une vingtaine de jours était à Warkworth, au Nord d’Auckland, à 1h en bus et 45 minutes en voiture du centre ville. Le village est charmant ! Il y a un petit marché avec des produits 100% locaux tous les Samedi matin. Non loin là de on peut se promener sur les plages de Kawau Bay.

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La famille d’accueil

La famille qui nous a accueilli était…compliquée. Nous étions hébergés dans une grande famille ayant les deux parents séparés, mais après des soucis personnels, le père vivait encore dans une annexe de la même maison que son ex-femme. Disons qu’en soit, cela ne nous posait aucun problème majeur, nos hôtes n’ayant pas souhaité nous expliquer leur situation plus en détails; nous ne nous en sommes pas mêlés – histoire de respecter leur vie privée tout ça…Seulement, nous subissions au quotidien l’ambiance ultra pesante qui régnait entre nos deux hôtes. Imaginez ! Les repas « en famille » étaient extrêmement pesants, personne n’osait lancer de conversation.
Les enfants (disons enfants, mais ils avaient entre 18 et 25 ans) quant à eux étaient absents, où au mieux ils nous ignoraient. Autant dire que c’est très loin d’être le « quality time » qu’on espérait vivre en passant du temps avec la famille.
Le HelpX étant pour moi principalement un moyen de vivre avec les locaux et de s’imprégner d’une culture en échange de services, on était très très loin de mes attentes. S’éloignant du côté humain pour privilégier l’intérêt des hôtes.

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Le travail du volontariat

Il faut dire que Themis – la mère de famille qui nous avait invités – avait des attentes également très différentes de notres. Son objectif étant de préparer son Jardin potager pour la saison (nous étions au début du printemps), c’est donc la mission qui nous fût attribuée. Elle était très habituée à recevoir des volontaires, mais plus dans le cadre du Woofing que dans celui du HelpX. C’est un système idéal pour ceux qui envisagent de s’installer à long terme en Nouvelle-Zélande (ou juste prolonger leur visa de quelques mois). En bref, Themis cherchait des employés pour remettre sur pied son grand Potager.
Notre travail était donc du désherbage et de l’entretien du Jardin. Nous étions aussi en charge de préparer tous les repas pour la famille, passant aléatoirement de 2 à 7 personnes sans que nous en soyons avertis. Suit enfin les tâches ménagères et l’entretien des cages à poules qui étaient des missions secondaires. Jusque là rien d’anormal, c’est exactement le genre de missions que nous avions déjà eu à faire dans d’autres volontariat, et nous étions ravis de pouvoir aider.
Malheureusement pour nous, notre hôte travaillait beaucoup et n’était que très peu présente pour nous orienter dans les missions qu’elle nous donnait. Généralement, les missions étaient écrites sur un bout de papier que nous récupérions le matin et qui nous servait d’instructions pour la journée de travail.

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Ce qui n’allait pas

Globalement tout les éléments de ce volontariat étaient bancales. Notre hôte n’était jamais là pour nous orienter, c’est donc tout à fait naturel qu’elle fût déçue de beaucoup des tâches que nous réalisions pour elle. Nous n’avions aucune idée de comment le faire…Nous avons tenté à deux reprises de partager des moments avec la famille. Une fois nous avons proposé un film à regarder tous ensemble, les enfants n’ont pas voulu se joindre à nous, et les deux parents se sont sentis obligés d’accepter pour nous faire plaisir. Le bilan : chacun était sur son ordinateur portable, jetant brièvement des coups d’oeil au film de temps à autre histoire de dire qu’ils avaient partagé ce moment avec nous. Ce fût assez vexant pour nous, de s’impliquer pour passer du temps avec notre famille d’accueil et qu’ils soient aussi distants.
En bilan, nous avions plus la sensation d’être les « gens à tout faire » de la maison. Imaginez notre déception d’être ignorés par nos propres hôtes, de ne rien vivre avec eux, de ne partager aucun moment appréciable avec eux, et d’en plus être critiqués tous les soirs sur notre travail parce que ce n’était pas ce que Themis attendait. Bref, les journées se passaient dans un sentiment mitigé ressenti par les deux côté : hôtes et volontaires.

C’est tout naturellement qu’un jour, les choses dégénèrent. C’était seulement 3 petits jours avant notre départ de Nouvelle-Zélande. Jusque là, mon copain et moi, nous nous étions toujours dit qu’on supporterait ce volontariat jusqu’au bout sans rechigner, parce que nous n’avions plus de moyen de transport et pas d’argent à dépenser dans un hébergement. Ce fût à ma grande surprise que ce fut lui qui céda !
Nous avons voulu « crever l’abcès »…ben c’était pas une bonne idée ! Un jour où ce fût la réflexion de trop sur notre travail « encore trop mal fait ». Nous nous sommes lancés dans une conversation à coeur ouvert avec Themis sur les faits de notre volontariat : notre déception de ne pas passer du temps en famille, d’être ignorés, constamment critiqués sur notre travail, de supporter l’ambiance pesante des repas…Bien sûr il y avait de reproches à faire aux deux parties. Le fait est que au final, notre hôte et nous même n’avions absolument pas les mêmes attentes.
Elle, voulait des « employés » qualifiés et discrets pour achever son potager et cuisiner pour sa famille. Nous, voulions un volontariat dans une famille d’accueil Néo-Zélandaise avec qui nous aurions pu passer des bons moments avant notre départ.

En résumé, c’est dommage d’avoir terminé notre dernière semaine de Visa en Nouvelle-Zélande avec cette expérience. Les mauvais choix ça arrive, il n’y avait plus qu’à relativiser et aller de l’avant. Dans une autre situation, nous aurions très rapidement quitté Warkworth pour trouver autre chose ailleurs. Nous n’avions ni voiture ni logement nous le permettant à ce moment là, et nous en avons fait pâtir également notre famille d’accueil. Themis a retenu la leçon, dans le sens où elle a décidé de ne plus prendre de HelpX, et de se concentrer sur les Woofing. Ce qui, je pense, est plus adapté à ses propres besoins.

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Cela ne retire rien à l’année exceptionnelle que nous avons passé en Nouvelle-Zélande ! Il y a toujours du bon et du mauvais dans chaque moment de notre vie. Le plus important est d’en tirer le meilleur et de ne pas rester bloqué sur le passé !


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