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Tatouage de voyage #19 : Le Maori d’Océane

Découverte du monde Maori au travers du tatouage d’Océane. Un encrage symbolique pour elle puisque c’est son tout premier !


iconeavionvalisevolanteparnasei Fait a : Motueka, île du Sud – Nouvelle-Zélande
tattoo_machine_256 Tatoueur : Uprising Tattoo Studio
encredemertatouagevalisevolantevoyage Motif : Maori Taille : petit
iconehommevalisevolanteparnasei Partie du corps : contour de la chevilleStyle : Maori

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Peux tu te présenter ?
Je suis journaliste reporter d’image depuis 2 ans, j’ai 25 ans et je suis originaire de St-Quentin-en-Yvelines même si avant de partir, j’ai habité à Lyon pendant 4 ans. J’ai fait une partie de mes études à Paris et j’ai changé d’école au bout de 2 ans pour finir mon cursus à Lyon.
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Pourquoi es-tu partie en Nouvelle-Zélande ?
J’ai décidé de partir avec celui qui est aujourd’hui mon ex compagnon car je n’avançais pas dans ma carrière et lui en avait marre de sa boite où il était en CDI. J’enchainais les CDD dans une chaîne de télévision locale à Troyes. Si l’expérience a été extrêmement formatrice, elle est loin de ce que je souhaite faire, des reportages documentaires. Ayant un niveau d’anglais trop bas et aucun séjour à l’étranger dans mon cursus, partir me semblait une évidence. Je voulais partir dans un pays qui ne s’éloigne pas trop de la culture française pour éviter d’avoir le mal du pays au bout de 2 mois mais c’est mon compagnon de l’époque qui m’a proposé d’aller en Nouvelle-Zélande. Un moyen de mettre beaucoup de distance entre moi et ma vie d’avant, et quoi de mieux que le point à l’exact opposé sur le globe ? 
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Qu’est ce qui t’as donné l’envie de te faire encrer sur place ?
J’avais envie d’un tatouage depuis des années mais je ne voulais pas le faire sur un coup de tête, d’autant plus que dans mon métier, il faut faire attention à avoir un look sobre. Après 8 mois en NZ, beaucoup de choses ont changé pour moi. Ma relation avec mon ex se détériorait en même temps que le voyage m’a fait grandir. J’ai commencé à me connaître mieux et à affirmer d’avantage ma personnalité. Et surtout j’ai appris à exprimer ce que je souhaitais. Ce tatouage c’était un peu une extériorisation de la personne que je suis devenue grâce à cette expérience.
C’est un tatouage que j’ai inventé. Ce sont deux bracelets entrelacés dont l’un est créé à partir de symboles maoris. Le tout avec deux pendentifs, une boussole et la carte de la NZ. Il est situé sur ma cheville gauche. Niveau taille c’est l’équivalent de 3 doigts en hauteur et il fait le tour de ma cheville. Le salon s’appelle Uprising Tattoo Studio, c’est un tattoueur maori, indépendant à Motueka, nord de l’Île du sud
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Comment as-tu choisis ton tatoueur ?
J’ai fais ce tatouage en juillet et à l’époque, je travaillais dans une usine de crème glacé pour pouvoir me payer un séjour aux iles Cook et 2 mois de trip. L’un de mes collègues, un kiwi, c’était fait faire un tatouage tribale sur le bras au bambou (technique ancestrale encore pratiqué par certains tatoueurs en nz et dans les îles). On en a parlé et je lui ai dit que j’en voulais un aussi mais pas avec cette technique qui fait vraiment mal et qui est normalement réservée aux guerriers. Il m’a donc conseillé ce tatoueur maori indépendant. Je ne l’ai pas regretté.
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Comment as-tu choisis ton motif ?
Pour ce qui est de l’idée du bracelet, c’était juste que je trouvais ça jolie. Vu que j’aime dessiner, j’ai donc créé un premier bracelet sur papier. J’ai ajouté une boussole pour rappeler le voyage avec des symboles maoris dessus et la Nouvelle-Zélande pour rappeler ce voyage qui m’a changé. Je l’ai ensuite amené au tatoueur et on l’a modifié ensemble car certaines parties n’étaient pas réalisable au vu du format. Pour ce qui est du bracelet principal, maori, il m’a dit qu’il souhaitait me le créer pour me donner une part de lui. Il m’a donc demandé la taille que je souhaitais et l’a dessiné à main levé sur ma peau. Il s’est basé sur une partie de ma vie pour la traduire en dessin. Le résultat me convenait parfaitement.
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était-ce ton premier tatouage ?
Oui, c’était mon premier tatouage.
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Comment as-tu vécu la séance ?
Beaucoup moins douloureuse que je pensais sauf pour le dessin de la NZ qui est situé sur une zone sensible.
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Que penses-tu de ton expérience en Nouvelle-Zélande ?
C’est la meilleure décision que je n’ai jamais prise de ma vie. C’est une expérience que je recommande à n’importe qui. Prendre du recule sur sa vie c’est un bien nécessaire qui permet d’avancer même si notre vie nous convient de base. Les galères et les joies vous font grandir tout comme les personnes que vous rencontrez. On se rend compte que rien est jamais définitif et qu’on a tendance à se mettre des barrières tout seul quand on est dans notre quotidien en France.
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Y’a t’il des lieux que tu as préféré ou qui t’ont marquée ?
J’ai adoré le Tongariro sur l’île du nord et le Northland. Mais mon coup de coeur restera le Fjordland au sud de l’île du sud. Un paysage grandiose que je n’oublierai jamais.
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On dit que quand on commence on ne s’arrête plus, est ce que tu penses te refaire tatouer un jour ?
Dans mon cas, c’est vrai pour le voyage mais pas sûr pour le tatouage. Mais si il y a une chose que j’ai appris en voyageant, c’est qu’il ne faut jamais dire jamais.
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Quels sont tes projets après ton PVT ?
Le voyage m’a ouvert énormément de portes et fait comprendre à quel point point c’était simple de voyager. J’ai des projets pleins la tête comme aller faire un tour en Asie et en Amérique du sud et un pvt en Australie. Mais je ne suis pas encore sûr de l’ordre dans lequel je vais le faire. Je sais juste que je vais encore voyager quelques années et sûrement trouver un emploi en journalisme par la suite qui me permettra de continuer à voyager.

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Vie de prof FLE, par Sophie – part.2 KIRGHIZSTAN ET MONGOLIE

Suite de notre série sur l’incroyable parcours de Sophie. Après avoir vécu à Prague et en Allemagne, elle poursuit son voyage vers le Kirghizstan et la Mongolie. Deux destinations pas communes pour cette prof de choc que rien n’arrête !

>>> lire le 1er article : Vie de professeur expatriée par Sophie, partie 1 : Prague.


Sophie, peux tu rapidement te présenter (pour rappel des articles précédents) ?
Graphiste de formation, je suis désormais prof de FLE (français langue étrangère) depuis plus de 18 ans maintenant. Expatriée au long cours et voyageuse passionnée, je cumule 17 ans au total d’expatriations diverses et variées dont 14 années passées non-stop hors de France.

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Dans quel contexte t’es tu retrouvée aux Kirghizstan ?
Le Kirghizstan ça a été par défaut, en effet j’ai découvert la Mongolie en 2009 et après mon second voyage dans ce pays en 2011, je souhaitais y retourner, mais cette fois pour y vivre. Durant ce séjour d’hiver en 2011, j’y ai cherché un travail, mais en vain. Alors voulant à tout prix quitter l’Allemagne, j’ai commencé à regarder les possibilités d’emploi en Asie centrale et j’ai alors été attirée par le Kirghizstan. Je ne savais pas grand chose de ce petit pays, ex-république de l’Union soviétique, mais l’Asie centrale me fascinait et le mode de vie traditionnel kirghize ressemblait fortement à celui des nomades mongols.

Au printemps 2012, c’est suite à la réponse positive de ma candidature spontanée que j’ai trouvé un poste de prof de français à l’Université Internationale du Kirghizstan à Bichkek. Les échanges d’emails avec la directrice étaient prometteurs : salaire local mais logement gratuit et cours de russe également gratuits. Donc mon déménagement fut prévu pour l’été.

C’est une destination très atypique, comment a réagit ton entourage à l’annonce de ton départ ?
Alors quand j’ai dit à mes amis que j’allais m’expatrier au Kirghizstan, j’ai eu droit à des regards plus qu’étonnés. Beaucoup me voyaient déjà au Kurdistan, voire même chez les Talibans en Afghanistan… ou en tout cas dans un pays inconnu et forcément dangereux où l’insécurité règne à chaque coin de rue !!!

N’ayant aucune famille en France où stocker mes affaires, avant mon départ j’ai du me séparer de tous mes biens matériels : meubles, livres, vaisselle, bibelots, etc. Je ne devais partir qu’avec l’essentiel, exactement comme les nomades que j’avais découverts en Mongolie.

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Comment se sont déroulés les premiers jours sur place ?
Le premier jour, l’accueil fut vraiment chaleureux et la directrice en personne est venue me chercher à l’aéroport, m’a invitée chez elle à déguster la spécialité locale : « le beschbarmak », un plat composé de viande de mouton, de pâtes, de carottes et d’oignons et qu’on mange avec les « cinq doigts ». Arès ce petit déjeuner plus que roboratif, elle m’a conduite dans un petit appartement (à la propreté douteuse) qui lui appartenait pour que je puisse me reposer quelques heures avant de me montrer mon futur logement gratuit.

T’es-tu rapidement accoutumée à la culture locale ? Comment était ton quotidien ?
En fait le logement, il s’agissait d’un appartement quasi insalubre que je devais partager avec trois jeunes profs chinoises, alors que jamais il n’avait été question d’un appartement en colocation ! Refusant sa proposition, elle m’a reconduite à son appartement qu’elle a déclaré pouvoir me louer pour un loyer modeste de 250 US$… sachant que mon salaire allait être de 170 US$, c’était une vraie escroquerie !

Mais après une nuit de voyage et ignorant tout de la ville, que pouvais-je faire d’autre que d’accepter ?! Donc pour subvenir à mes besoins, j’ai très vite dû trouver un second travail. Rapidement j’ai compris, qu’en tant qu’étrangère, j’étais considérée comme obligatoirement « riche » et donc que pour tout j’allais devoir payer plus cher !

Comment se déroulait ton travail comparativement à tes expériences précédentes ?
Avec ce travail à l’université, j’ai découvert qu’en Asie centrale les gens ont un rapport tout différent au temps et que l’organisation et la planification ne sont pas leurs spécialités. Du coup, j’ai appris la patience, la vraie, celle qui vous met à l’épreuve et sur les nerfs.

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Bref, mon quotidien s’est vite révélé épuisant tant physiquement que psychologiquement, car je devais courir d’un job à l’autre sans savoir comment à la fin du mois comment j’allais payer mon loyer ou même manger le lendemain.

Donc, même si j’avais signé un contrat d’un an, je suis partie au bout de six mois en devant batailler et menacer d’appeler l’ambassade de France pour récupérer mon passeport. A ce moment-là, j’avais vraiment le sentiment que je devais sauver ma peau de cette situation destructrice.

Qu’est ce qui t’as profondément marquée dans ce pays ?
Malgré toutes ces difficultés, j’ai rencontré des gens adorables qui m’ont aidée et je dois ici remercier et rendre hommage à Naguima sas qui je n’aurais jamais pu m’en sortir. Elle m’a hébergée et aidée dans toutes mes démarches me permettant d’aller en Mongolie : visa, voyage à Almaty, expédition de mes affaires… Mais ayant perdu énormément d’argent au cours de ces six mois de survie, c’est surtout grâce à la solidarité et la générosité d’amis et connaissances que j’ai réussi à payer mon billet d’avion pour Ulaan Baatar.

J’ai aussi vu des paysages fantastiques, participé au sauvetage d’un chien au lac Issyk Kyl, été invitée dans les familles de mes étudiantes et garder des contacts avec certaines d’entre elles, dont une notamment que j’ai retrouvée à Moscou il y a quelques mois.

Ce pays m’a appris à demander de l’aide, à m’en remettre aux autres et surtout à faire confiance à la vie et à ce et ceux qu’elle met sur mon chemin. Mais ça a aussi été une vraie leçon de patience et d’humilité.

Et puis j’ai compris que l’expression vouloir partir « à tout prix », a vraiment un sens… et un coût !


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Par la suite tu t’es dirigée vers la Mongolie, comment cette transition s’est déroulée ?
Après cette expérience kirghize éprouvante à bien des points de vue, je suis arrivée en Mongolie comme libérée d’un poids énorme. Et contrairement au Kirghizstan, je connaissais déjà le pays et y avais des contacts, donc mon arrivée à Ulaan Baatar fut relativement facile.

Rapidement une jeune femme mongole, rencontrée lors de mon premier voyage en 2009, s’est rapprochée de moi pour que je l’aide à développer son agence de voyage. Elle m’a aidée à obtenir un permis de séjour de volontaire non-salariée me permettant ainsi de pouvoir rester en Mongolie de manière légale. Mais pour subvenir à mes besoins, c’est au noir que j’allais travailler durant les 18 mois de mon séjour en Mongolie, tantôt comme prof d’allemand pour une petite école de langues, tantôt comme prof de français en donnant des cours privés, mais aussi en tant qu’agent de voyage. J’ai appris beaucoup en travaillent dans cette agence de voyage et j’ai énormément découvert ce pays trois fois grand comme la France. J’ai rencontré beaucoup de familles nomades et partager avec eux un peu de leur vie et chacun d’eux m’a enseigné quelque chose d’essentiel sur la vie : savoir vivre avec juste ce qui est nécessaire, comprendre que le bonheur n’est pas une quête mais un enchaînement de petits faits à savourer chaque jour, et surtout l’attachement à une terre, à des racines.

Mais très vite cette situation s’est avérée aussi inconfortable que ce que j’avais vécu et fui au Kirghizstan ! Mais le but de mon séjour en Mongolie était tout autre : j’étais dans ce pays afin de poursuivre mon initiation chamanique. C’est ce que j’ai fait… de manière parfois un peu étrange. Et cet enseignement m’a menée jusqu’en Sibérie sur les bords du lac Baïkal où j’ai rencontré le chaman le plus humble et honnête qu’il m’ait été donné de croiser. Les deux jours passés en sa compagnie et le rituel fait ensemble ont été l’une des plus belles leçons de vie que j’ai reçue. Et jusqu’à aujourd’hui je garde dans mon cœur un souvenir toujours ému de Boris et de sa famille.

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Bref, en Mongolie j’ai réalisé que là aussi quand on est Occidentale, les locaux cherchent toujours à voir de quel moyen ils peuvent vous utiliser. Donc après ces 18 mois en Mongolie, je suis rentrée en Europe déçue, épuisée et avec juste 200 euros en poche.

Malgré toutes ces difficultés, je garde de la Mongolie ces merveilleux moments d’intense liberté dans la steppe, cette nature encore vraiment sauvage dans laquelle on se sent tout petit, mais pleinement soi-même.

Pour conclure, je voudrais mettre en garde ceux qui combien de fois m’ont déclaré : « Oh, tu vis en Mongolie, quelle chance tu as ! » en leur disant qu’entre le fantasme qu’ils ont de ce pays ou la vision qu’ils en ont rapportés de leur voyage ou des reportages diffusés à la télé, n’a absolument rien à voir avec la réalité que l’on peut vivre quand on réside dans ce pays.


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Mon volontariat au Japon

Mon volontariat au Japon n’était pas mon tout premier, et pourtant ce fût une expérience unique. Au cœur des montagnes, j’ai vécu dans une maison ancestrale japonaise, dans une ancienne famille de Samouraï. Je vous emmène à Yamashinden, dans la province de Nagano !


iconeavionvalisevolanteparnasei Destination : Yamashinden, province de Naganoiconevoyageurvalisevolanteparnasei ConditionsVoyage retour du PVT
iconenuagevalisevolanteparnasei Période : Octobre et Novembre / iconemontrevalisevolanteparnasei Durée : 3 semaines

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Yamashinden, le village caché aux pommiers comme j’aime l’appeler. Sa vraie traduction n’est pas si lointaine du surnom que je lui ai prêté en vérité, car Yamashinden est véritablement un village caché, situé sur les hauteurs de Nagano niché dans les montagnes. C’est un cocon de douceur jalousement protégé par sa petite communauté de producteurs de pommes et d’agriculteurs anciens. Yamashinden, c’est le petit village typique Japonais, où tout le monde se sert les coudes. L’argent ne fait pas loi ici, c’est plutôt l’échange de bons services et de politesses entre voisins. La moyenne d’âge est de 70 ou 80 ans, et on trouve dans ses murs plusieurs centenaires encore en très bonne forme que l’ont peut retrouver chaque jour dans leur potager à entretenir avec amour leur production.

Avec mon compagnon, nous avons eu une chance inouïe de vivre dans ce cadre pendant 3 semaines. 3 semaines magiques en plein Automne, saison magistrale pour visiter le Japon. Sur cette période nous avons eu la chance d’observer la foret changer doucement ses couleurs, passant d’un jaune pâle à de superbes couleurs de feu : orange, rouge et brun. Chaque jour était un émerveillement et chaque moment passé à travailler dans la montagne était un plaisir.

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– Comment trouver un HelpX au Japon ? –

Commençons par le commencement. Comme en Nouvelle-Zélande, et parce que nous y étions déjà inscrits, nous avons choisi de passer par le site HelpX pour trouver notre volontariat au Japon. Il faut s’y prendre très longtemps à l’avance. Pourquoi ? Parce que le Japon ne propose pas beaucoup de volontariats gratuits, qu’il y a peu de vraies familles japonaises qui sont prêtes à vous ouvrir leur portes, et qu’elles sont très sélectives. Nous avons donc débuté nos recherches en Juillet, presque 4 mois avant le début de notre volontariat.
Quand je vous dit que les familles sont exigeantes, c’est que notre famille d’accueil l’a été aussi. La mère de famille, Naomi, ne souhaitait pas recevoir d’hommes seuls ou en duo dans sa maison. Il lui fallait impérativement une fille, deux filles, ou au mieux un couple.

Nous avons eu deux réponses positives sur 7 demandes de volontariat, tous les autres étant déjà complets. Et nous n’avions pas de limite géographique ! Notre choix s’est porté sur la famille de Naomi et Roland (et leur fils de 7 ans) pour une simple raison : c’était une famille Anglo-Japonaise, vivant dans une maison traditionnelle en montagne. L’autre HelpX qui nous avait répondu se trouvait être un groupe d’étrangers animant une auberge de jeunesse. C’était mon job en NZ, et nous voulions une vraie expérience de vie avec des locaux, le choix a été rapide !

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– Comment se déroule un volontariat au Japon ? –

Notre travail consistait majoritairement à assister Roly (Roland !) dans son travail. Roly est professeur d’Anglais dans la province de Nagano, et son petit plaisir c’est la production de pommes. Depuis quelques années qu’il s’y est mit, il a prit goût à la vie au grand air et à l’agriculture. C’est aussi un parfait moyen pour lui de se mêler à la communauté du village de Yamashinden, car il ne parle que quelques mots de Japonais (et ne semble pas vouloir en faire plus !). Notre tâche principale était de dégager un immense terrain pour le préparer aux futures plantations de pommiers qui étaient prévues pour cette année. Le travail était vraiment difficile physiquement, et nous étions au champ de 9h à 16h tous les jours, un seul jour de repos par semaine. Nous avons ratissé les herbes, ramassé des pierres, débroussaillé les arbres, coupé du bambou…et le tout avec une vue exceptionnelle sur la forêt, les montagnes, et plus bas la ville de Nagano. Malgré la difficulté de ce travail, ce fût un pur plaisir que de travailler sur ce champ.

Roly nous a amené à plusieurs reprises avec lui en cours d’Anglais également, pour adultes et enfants. Nous étions en charge de nous présenter et d’aider les élèves dans leur apprentissage. Nous avons passé Halloween dans une salle de classe de maternelle quelque part dans une ville de la banlieue de Nagano, les enfants étaient trroooop mignons dans leurs costumes ! Nous étions également des vrais compagnons pour Roly, qui doit se sentir un peu seul au Japon alors qu’il ne parle pas la langue -c’est aussi un choix de sa part, il juge qu’à 65 ans il n’a pas envie d’apprendre une nouvelle langue…bien dommage ! Il nous baladait partout avec lui : shopping, courses, balade en voiture, piscine et même au Onsen ! (bains publics japonais)

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 – La vie avec la famille d’accueil –

En lisant les lignes précédentes vous aurez compris que notre relations était surtout centrée autour du Papa Anglais, Roly. La vérité est que les HelpX qui viennent chez Roly et Naomi sont surtout là pour lui et peu pour le reste de la famille. Cependant nous avons eu à plusieurs reprises la tâche de garder leur fils Kaito, agé à ce moment là de 7 ans. Naomi n’était pas très présente, comme toute bonne employée japonaise qui se respecte elle travaillait des heures à n’en plus compter et était peu à la maison. Pourtant les moments en famille étaient exceptionnels ! Lorsque Naomi était présente, c’était elle qui nous préparait nos repas, typiquement japonais (le reste du temps c’était plutôt moi et mon copain qui le faisions). Les soirées autour d’un bon Nabé bien chaud et d’une bière sont inoubliables ! Nous avons aussi cuisiné des Gyozas (raviolis) ensemble, et Naomi nous a fait découvrir un tas de spécialités Japonaises. J’ai eu la chance de passer un peu de temps avec elle également dans les Onsen, un lieu idéal pour un peu d’intimité et pouvoir se livrer à l’autre.

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Pendant nos rares jours de repos, nous avons suivi les bons conseils de nos hôtes et passions nos journées à l’extérieur à visiter les villes voisines. Le Château de Matsumoto pendant son festival d’Automne (oh que oui vous aurez un article dessus !), la ville de l’artiste Hokusai : Obusé, et même le superbe temple de Nagano et son allée centrale pleine de boutiques souvenirs et de douceurs sucrées. Sans compter notre randonnées dans la montagne voisine et les nombreuses sorties aux Onsens, les Alpes Japonaises regorgent de pépites !

– Le bilan –

Il serait très difficile de vous exprimer à quel point nous avons aimé partager ces 3 semaines à Yamashinden avec Roly, Naomi et  Kaito. Ce n’était évidemment pas tous les jours faciles, il y avait beaucoup de fatigue physique, des moments d’incompréhension culturels, de gène et même d’agacement. Mais cela fait aussi partie du volontariat d’accepter l’autre comme il vit et de ne pas le juger ! Notre famille était la meilleure de toutes celles chez qui nous avons pu vivre depuis notre voyage en Nouvelle-Zélande. Nous nous sommes promis d’y retourner un jour, et tentons de garder le contact avec notre famille Japonaise. Même si ce ne sont que quelques mails dans l’année et une carte à Noël !
Nous avons aussi découvert une région superbe, bordée de montagnes, de cascades et de forêts sauvages, le tout mêlé à l’architecture traditionnelle Japonaise. Nous y retournerons, c’est certains, probablement pour randonner, et au passage faire un gros câlin à notre famille de Yamashinden !


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