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Mon volontariat au Japon

Mon volontariat au Japon n’était pas mon tout premier, et pourtant ce fût une expérience unique. Au cœur des montagnes, j’ai vécu dans une maison ancestrale japonaise, dans une ancienne famille de Samouraï. Je vous emmène à Yamashinden, dans la province de Nagano !


iconeavionvalisevolanteparnasei Destination : Yamashinden, province de Naganoiconevoyageurvalisevolanteparnasei ConditionsVoyage retour du PVT
iconenuagevalisevolanteparnasei Période : Octobre et Novembre / iconemontrevalisevolanteparnasei Durée : 3 semaines

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Yamashinden, le village caché aux pommiers comme j’aime l’appeler. Sa vraie traduction n’est pas si lointaine du surnom que je lui ai prêté en vérité, car Yamashinden est véritablement un village caché, situé sur les hauteurs de Nagano niché dans les montagnes. C’est un cocon de douceur jalousement protégé par sa petite communauté de producteurs de pommes et d’agriculteurs anciens. Yamashinden, c’est le petit village typique Japonais, où tout le monde se sert les coudes. L’argent ne fait pas loi ici, c’est plutôt l’échange de bons services et de politesses entre voisins. La moyenne d’âge est de 70 ou 80 ans, et on trouve dans ses murs plusieurs centenaires encore en très bonne forme que l’ont peut retrouver chaque jour dans leur potager à entretenir avec amour leur production.

Avec mon compagnon, nous avons eu une chance inouïe de vivre dans ce cadre pendant 3 semaines. 3 semaines magiques en plein Automne, saison magistrale pour visiter le Japon. Sur cette période nous avons eu la chance d’observer la foret changer doucement ses couleurs, passant d’un jaune pâle à de superbes couleurs de feu : orange, rouge et brun. Chaque jour était un émerveillement et chaque moment passé à travailler dans la montagne était un plaisir.

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– Comment trouver un HelpX au Japon ? –

Commençons par le commencement. Comme en Nouvelle-Zélande, et parce que nous y étions déjà inscrits, nous avons choisi de passer par le site HelpX pour trouver notre volontariat au Japon. Il faut s’y prendre très longtemps à l’avance. Pourquoi ? Parce que le Japon ne propose pas beaucoup de volontariats gratuits, qu’il y a peu de vraies familles japonaises qui sont prêtes à vous ouvrir leur portes, et qu’elles sont très sélectives. Nous avons donc débuté nos recherches en Juillet, presque 4 mois avant le début de notre volontariat.
Quand je vous dit que les familles sont exigeantes, c’est que notre famille d’accueil l’a été aussi. La mère de famille, Naomi, ne souhaitait pas recevoir d’hommes seuls ou en duo dans sa maison. Il lui fallait impérativement une fille, deux filles, ou au mieux un couple.

Nous avons eu deux réponses positives sur 7 demandes de volontariat, tous les autres étant déjà complets. Et nous n’avions pas de limite géographique ! Notre choix s’est porté sur la famille de Naomi et Roland (et leur fils de 7 ans) pour une simple raison : c’était une famille Anglo-Japonaise, vivant dans une maison traditionnelle en montagne. L’autre HelpX qui nous avait répondu se trouvait être un groupe d’étrangers animant une auberge de jeunesse. C’était mon job en NZ, et nous voulions une vraie expérience de vie avec des locaux, le choix a été rapide !

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– Comment se déroule un volontariat au Japon ? –

Notre travail consistait majoritairement à assister Roly (Roland !) dans son travail. Roly est professeur d’Anglais dans la province de Nagano, et son petit plaisir c’est la production de pommes. Depuis quelques années qu’il s’y est mit, il a prit goût à la vie au grand air et à l’agriculture. C’est aussi un parfait moyen pour lui de se mêler à la communauté du village de Yamashinden, car il ne parle que quelques mots de Japonais (et ne semble pas vouloir en faire plus !). Notre tâche principale était de dégager un immense terrain pour le préparer aux futures plantations de pommiers qui étaient prévues pour cette année. Le travail était vraiment difficile physiquement, et nous étions au champ de 9h à 16h tous les jours, un seul jour de repos par semaine. Nous avons ratissé les herbes, ramassé des pierres, débroussaillé les arbres, coupé du bambou…et le tout avec une vue exceptionnelle sur la forêt, les montagnes, et plus bas la ville de Nagano. Malgré la difficulté de ce travail, ce fût un pur plaisir que de travailler sur ce champ.

Roly nous a amené à plusieurs reprises avec lui en cours d’Anglais également, pour adultes et enfants. Nous étions en charge de nous présenter et d’aider les élèves dans leur apprentissage. Nous avons passé Halloween dans une salle de classe de maternelle quelque part dans une ville de la banlieue de Nagano, les enfants étaient trroooop mignons dans leurs costumes ! Nous étions également des vrais compagnons pour Roly, qui doit se sentir un peu seul au Japon alors qu’il ne parle pas la langue -c’est aussi un choix de sa part, il juge qu’à 65 ans il n’a pas envie d’apprendre une nouvelle langue…bien dommage ! Il nous baladait partout avec lui : shopping, courses, balade en voiture, piscine et même au Onsen ! (bains publics japonais)

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 – La vie avec la famille d’accueil –

En lisant les lignes précédentes vous aurez compris que notre relations était surtout centrée autour du Papa Anglais, Roly. La vérité est que les HelpX qui viennent chez Roly et Naomi sont surtout là pour lui et peu pour le reste de la famille. Cependant nous avons eu à plusieurs reprises la tâche de garder leur fils Kaito, agé à ce moment là de 7 ans. Naomi n’était pas très présente, comme toute bonne employée japonaise qui se respecte elle travaillait des heures à n’en plus compter et était peu à la maison. Pourtant les moments en famille étaient exceptionnels ! Lorsque Naomi était présente, c’était elle qui nous préparait nos repas, typiquement japonais (le reste du temps c’était plutôt moi et mon copain qui le faisions). Les soirées autour d’un bon Nabé bien chaud et d’une bière sont inoubliables ! Nous avons aussi cuisiné des Gyozas (raviolis) ensemble, et Naomi nous a fait découvrir un tas de spécialités Japonaises. J’ai eu la chance de passer un peu de temps avec elle également dans les Onsen, un lieu idéal pour un peu d’intimité et pouvoir se livrer à l’autre.

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Pendant nos rares jours de repos, nous avons suivi les bons conseils de nos hôtes et passions nos journées à l’extérieur à visiter les villes voisines. Le Château de Matsumoto pendant son festival d’Automne (oh que oui vous aurez un article dessus !), la ville de l’artiste Hokusai : Obusé, et même le superbe temple de Nagano et son allée centrale pleine de boutiques souvenirs et de douceurs sucrées. Sans compter notre randonnées dans la montagne voisine et les nombreuses sorties aux Onsens, les Alpes Japonaises regorgent de pépites !

– Le bilan –

Il serait très difficile de vous exprimer à quel point nous avons aimé partager ces 3 semaines à Yamashinden avec Roly, Naomi et  Kaito. Ce n’était évidemment pas tous les jours faciles, il y avait beaucoup de fatigue physique, des moments d’incompréhension culturels, de gène et même d’agacement. Mais cela fait aussi partie du volontariat d’accepter l’autre comme il vit et de ne pas le juger ! Notre famille était la meilleure de toutes celles chez qui nous avons pu vivre depuis notre voyage en Nouvelle-Zélande. Nous nous sommes promis d’y retourner un jour, et tentons de garder le contact avec notre famille Japonaise. Même si ce ne sont que quelques mails dans l’année et une carte à Noël !
Nous avons aussi découvert une région superbe, bordée de montagnes, de cascades et de forêts sauvages, le tout mêlé à l’architecture traditionnelle Japonaise. Nous y retournerons, c’est certains, probablement pour randonner, et au passage faire un gros câlin à notre famille de Yamashinden !


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Comment choisir un volontariat ?

Faire du volontariat a été une des plus forte expérience humaine que j’ai pu vivre sur mes voyages en Nouvelle-Zélande et au Japon. C’est une découverte de soi et de l’autre que chacun devrait découvrir un jour !


– Comment choisir son volontariat à l’étranger ? –

Il existe plusieurs structures et plusieurs formes de volontariat : HelpX (dont j’adhère) et Workaway, volontariat avec des associations, des tour opérateurs spécialisés, en projet scolaire ou encore en VIE (Volontariat à l’international sur une longue durée). L’objectif est tout d’abord de définir le type de volontariat qui vous correspond et qui correspond à votre projet de voyage.

Commençons par ce que j’ai expérimenté : le HelpX/Workaway. Personnellement je suis inscrite sur HelpX mais Workaway fonctionne sur le meme principe. C’est très simple : quelqu’un dans le monde a besoin de main d’œuvre / d’aide / de compétences pour un projet et dépose sa demande sur internet sous forme d’annonce. Il vous suffit de vous inscrire et de répondre aux offres afin de trouver le volontariat idéal ! Cela peut être en France ou à l’étranger. Il y a plusieurs formes de volontariat et c’est  à vous de choisir celle qui vous correspond le mieux.

Le VIE est un sujet qui a déjà été abordé à plusieurs reprises sur Valise Volante grâce aux témoignages. Le Volontariat international prend une forme plus professionnelle de volontariat. Le VIE est un contrat de volontariat d’une longue durée (généralement de 3 à 12 mois), proposé par des structures professionnelles étrangères.

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Pour ce qui est des sociétés et associations qui proposent différents profils de volontariat (travailler avec des pandas en chine, aider des éléphants en Afrique, reconstruire des écoles au Mexique…), je vous recommanderai de très bien vous informer avant de vous lancer. J’ai moi même travaillé pour un tour opérateur proposant un volontariat dans une réserve en Afrique.

La particularité de ces sociétés/assos est qu’ils vous demandent généralement de payer pour participer au volontariat. En soit, c’est déjà un principe très contradictoire du volontariat. Ensuite, pensez à bien vérifier les associations et structures locales avec qui travaillent ces sociétés qui proposent ce type de prestations. Histoire que votre investissement de base ne retombe pas dans les mauvaises poches, et aille bien à la structure qui vous accueillera sur place. En résumé, c’est une forme de volontariat rassurante car vous passez par un intermédiaire en France mais ce n’est pas forcément la meilleure solution pour aider les locaux/Animaux sur place !

– Faire du volontariat en PVT –

Dans les pays proposant le PVT (permis vacances travail) le volontariat est très répandu. Pour les volontaires c’est un moyen idéal d’être au contact des locaux tout en étant logé et nourris gratuitement. Pour les locaux, c’est une solution parfaite pour échanger sur sa culture et obtenir de la main d’œuvre cheap. Un échange de bons procédés, qui sont la forme semble parfait.
Je dis « semble » parce que évidemment tous les volontariats ne sont pas idéaux. Ce fût cependant des moment marquants de mon voyage en Nouvelle-Zélande que de vivre mes 5 volontariats.

A l’arrivée dans le pays : c’est une solution parfaite pour « se mettre dans le bain », pour découvrir la culture locale et travailler un peu son Anglais qui est souvent rouillé par manque de pratique !
Pendant le PVT : si vous décidez d’explorer le pays et de partir sur les routes, le volontariat vous assure un repas chaud et un toit sur la tête le soir pour dormir. C’est aussi un moyen d’avoir un point d’encrage quelque part afin d’explorer les alentours pendant votre temps libre, et de faire des économies en frais d’hébergement et de nourriture !
A la fin du PVT : c’est le moment de se poser pour vendre son véhicule, se préparer ses valises, de se conditionner pour son prochain voyage ou avant le retour…

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– Qu’est ce qu’apporte le volontariat ? –

En volontariat, on se découvre, se dépasse et on devient meilleur ! Le travail est souvent physique et il est nécessaire d’avoir un minimum d’endurance pour tenir 4 ou 5 heures d’affilées sur les tâches qui vous seront dévolues (ratisser un champ, nettoyer une maison entière, désherber…). C’est fou la motivation qu’on peut avoir pour un repas le midi ! Et il faut être honnête, le fait de vivre chez un inconnu n’est pas toujours une partie de plaisir. Il faut apprendre à vivre avec les habitudes des autres. Cela vous apprend à être plus tolérant envers les gens qui vous entoure, et à mieux les comprendre.

De plus, les moments partagés sont incroyables : les repas en famille, les sorties le week-end, les jeux avec les enfants…Et si vous avez de la chance vous pouvez tomber sur des lieux de fou : en plein cœur des montagnes, au sommet d’une baie, sur une île sans voitures…
En bref, si vous avez l’opportunité de vivre un volontariat à l’étranger : foncez !

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Mes 3 conseils essentiels pour réussir son PVT en Nouvelle-Zélande

La Nouvelle-Zélande peut-elle se résumer en 3 points clés ? Je dirais que non ! Par contre, il existe quelques éléments de base qu’il est très simple d’appliquer dans le cadre d’un Visa vacances travail. Avez-vous votre Van ? êtes-vous paré au volontariat ? êtes-vous certain que votre sac à dos possède tous les bons équipements ? Je réponds à ces questions !


1 – Comment voyager avec un Van ?

Van, Camping-car, camionnette aménagée, voiture aménagée…Le meilleur moyen de visiter la Nouvelle-Zélande reste de le faire à bord d’un véhicule qui vous servira également de lit. C’est le pays du campervan et des campings, tout est fait pour que vous puissiez visiter le pays à bord d’un véhicule. Que ce soit pour 3 semaines ou pour un an, ne manquez pas l’opportunité d’acheter une voiture ou de louer un campervan. En plus de vous garantir une totale autonomie dans vos déplacements, cela vous permettra l’accès à de très nombreux sites de visite et lieux naturels qui ne sont pas desservis par les transports en commun.
Le principe de la vie en Van est très simple : c’est du camping amélioré. Je vous assure que le plus exigeant des voyageurs peut se faire à ce mode de vie pour un temps. Et puis il faut bien le dire : quand on se réveille avec un lever de soleil sur les montagnes ou sur la plage depuis sa fenêtre de voiture, cela vaut tout les hôtels de luxe du monde !

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2 -Travail, fruit picking, ou volontariat ?

Je vous invite à consulter mon article « Trouver du travail en Nouvelle-Zélande avant d’arriver ». Et « PVT NZ – Quelle méthode pour trouver du travail ? »
Pour répondre à cette question, j’aurais tendance à dire : tout dépend de ce que vous recherchez. Les personnes qui ont les moyens financiers de payer leur voyage sans avoir besoin de travailler se tourneront d’avantage vers le volontariat (type HelpX ou Workaway). L’avantage du volontariat est que vous serez au contact avec des locaux, améliorerez votre Anglais et ferez très certainement des tâches que vous n’avez pas l’habitude de faire.
Le Fruit picking est beaucoup plus destiné aux jeunes gens sans expérience, ou qui ne cherchent pas un travail qualifié. Ce job permet de travailler sur des périodes courtes (minimum 6 semaines – si vous tenez le rythme), et ainsi se faire un petit pécule pour financer une partie de son voyage. Beaucoup enchainent périodes de fruit-picking et de road-trip au cours de leur année de PVT.
Travailler en Nouvelle-Zélande dans un métier qualifié est facile tant que vous avez un minimum d’expérience dans le domaine voulu, ou (avec beaucoup de chance) une énorme volonté de réussir dans ce domaine sans expérience. Le fait de travailler implique de se poser pour un temps dans une ville précise, cela peut ne pas correspondre à certains qui cherchent à traverser le pays. Inversement, si vous travaillez par exemple 6 mois, le salaire apportera suffisamment de moyens financiers pour poursuivre confortablement votre voyage.

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3 – Quels sont les équipements indispensables en pvt ?

En vivant 1 an en NZ, je me suis rendue compte à quel point certains objets que j’avais emmené avec moi étaient superflus, comme certains à l’inverse, m’ont été indispensables. La priorité numéro 1 de votre voyage en Nouvelle-Zélande, est de vous équiper de bon matériel de randonnée : chaussures hautes et solides (quite à mettre le prix dedans), tenues de randonnée confortable et légère, chaussettes épaisses, répulsif anti-sandflies, un réchaud, un sac de couchage et un bon backpack (plutôt qu’une valise !).

Tout le matériel de randonnée coûte vraiment cher en NZ et il serait dommage de devoir refaire votre équipement en arrivant. J’ai personnellement racheté un bon backpack et un sac de couchage sur place, et autant vous dire que ça a fait un sacré trou dans mon budget (par contre je ne le regrette absolument pas).
Ne vous embêtez pas à emmener avec vous des tenues « de travail » type chemise, jupe tailleur, chaussures vernies…Cela ne vous servira pas, et au pire si vous trouvez un job de bureau vous pourrez toujours acheter une chemise dans un Warehouse pour pas cher 😉

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